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Tsiganes
/ S ARA JABBAR ALLEN ©
 

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Contexte

Depuis la chute du rideau de fer en Europe de l’Est en 1989, l’Europe occidentale connaît l’exode de migrants à la recherche d’une stabilité économique et sociale. Parmi ces migrants, on recense plusieurs nationalités et ethnies, les Tsiganes de la Bosnie et de la Roumanie en font partie.

L’admission en Europe se fait par le biais d’une demande d’asile politique, seule possibilité d’entrée légale. Si cette demande n’est pas validée, l’aspirant devient un clandestin.
Il est très difficile de régulariser cette situation et de nombreuses personnes ne quittent pas le territoire une fois leur demande déboutée. Quel que soit le mode d’admission, la vie demeure précaire et l’intégration difficile. La conséquence de cet état de fait est une souffrance due à l’isolement. Les Tsiganes sont la plupart du temps rejetés par les populations environnantes qui oublient que leur misère est aussi la leur.

En utilisant le support photographique et en recueillant des témoignages aussi bien du passé que du présent, j’ai souhaité montrer la vie quotidienne des Tsiganes, leur combat contre l’exclusion, leurs problèmes d’intégration sociale et professionnelle, de santé, de scolarisation, d’habitat, de rapports avec les populations environnantes. Il s’agit aussi et surtout de démontrer que malgré l'image qui est systématiquement donnée des populations tsiganes, et notamment depuis l’immigration massive des tsiganes des pays de l’est et des voyageurs en général, il existe aussi des réussites d’intégration dont on parle peu : situation régularisée, enfants scolarisés, entrée sur le marché du travail…

Terrain de Ginestous

Le contexte haut garonnais ressemble en tout point au contexte national et européen.
Quelques faits et chiffres :

A partir de 1992 : une dizaine de familles roumaines occupent un terrain jouxtant le terrain de stationnement situé au milieu d’une décharge sauvage. Ces familles présentes à Toulouse depuis 89-90, se sont d’abord installées sur le campus de Rangueil d’où elles ont été expulsées sans solution de relogement. Au cours des années, d’autres familles roumaines se sont agrégées à ce premier groupe ainsi que des familles bosniaques. Ces familles refoulées de tous les lieux où elles stationnent seront retrouvées naturellement sur le terrain de Ginestous.

Janvier 2000 : les familles roumaines quittent le «camp» de Ginestous car un certain nombre d’entre elles ont trouvé à se reloger dans le privé par leurs propres moyens. Les familles bosniaques sont toujours présentes sur le site (entre 20 et 30 personnes).

Juin 2000 : Débordement de la Garonne qui longe le site de Ginestous. Toutes les familles du site de Ginestous sont évacuées de justesse.