accueil
Sara Jabbar-Allen    Elisabeth Fouchet   I   Hélène Hébrard   I   Jérôme Bonnot   I   actualités   I   contact   I   liens

 

Alter Image
Collectif de photographes
 
SARA JABBAR - ALLEN
 Travailleurs venus d'ailleurs
 Tsiganes
  Prévention de l'homophobie
  Transhumance
  Bio
ELISABETH FOUCHET

Le mirail

Portraits identité
Espace en milieu urbain
Violence
Arbres en paysages urbains
 Bio
HELENE HEBRARD
  Prisons de Madagascar
  Camp de réfugiés karen
  Salines au Laos 
  Bio
JEROME BONNOT
  Couples mixtes
  Prévention de l'homophobie
  Prisons de Madagascar
  Camp de réfugiés karen
  Salines au Laos 
  Rave parties
  Bio

 

Rave parties / JEROME BONNOT ©

 

Galerie

Contexte

Hardtek, Hardcore, Trance-Goa ou bien encore Jungle, autant de styles musicaux différents appartenant pourtant tous à la même famille, la Techno. La Techno ne trouvant pas sa place sur les radios FM ou dans les clubs, les artistes de cette mouvance créent alors leurs propres scènes. Au début des années 1990, des soirées illégales sont organisées par les Sound  Systèmes regroupant ces artistes. Rave, et Free Party s'organisent tous les week-end dans toutes les régions de France. A l'aide de flyer et d'une info ligne les ravers ou "teufeurs" se retrouvent dans des lieux tenus secrets jusqu'au dernier moment et font la fête toute la nuit voire plusieurs jours.

                          Une rave est une zone migratoire qui se pose le temps d'un week-end dans un entrepôt désaffecté pour se retrouver dans une clairière ou un champ le week-end suivant. Jérôme Bonnot a suivi ces fêtes itinérantes pendant toute une année pour comprendre la motivation de ces Sound Systèmes qui se font aussi appeler tribe. Les acteurs de ce genre de soirée sont très organisés, le repérage du lieu de la rave s'effectue quelques semaines à l'avance, loin des habitations, loin des routes principales, les organisateurs cherchant avant tout des lieux tranquilles avec très peu de passage. Le jour J le matériel de sonorisation, platines, disques, enceintes sont chargés dans des camions et c'est le départ. Arrivés sur le site choisi le défit est d'installer le son, de mettre l'itinéraire sur l'info-ligne de sorte que lorsque tout le matériel est en place les premier ravers arrivent.

                          Vu le succès de ces soirées underground, les organisateurs se sont regroupés pour des soirées de plus en plus importantes. Des sound systèmes de toute la France se retrouvent pour faire des technivals, festivals dédiés uniquement à la musique électronique. Ils organisent aussi des "Fuck festival techno" entièrement gratuits, en parallèle de gros festivals payants  de musique électronique. La plus connue des "Fuck" restera la fuck Boréalis à coté de Montpellier. Certains tecknivals furent très engagés comme celui organisé par la tribe FXZ sur le Larzac en soutien à José Bové pour son action contre les OGM.

                           La récurrence de ces soirées et l'étendue du phénomène techno ont vite mis en alerte les autorités de notre pays, l'état s'est vite mis à réprimander les propriétaires de matériel de sons et les organisateurs de rave parties. Des peines et de fortes amandes ont contraints les tribes à faire leurs fêtes ailleurs que sur le territoire Français. Les sound systèmes du sud ouest de la France ont migré vers l'Espagne, beaucoup plus permissive. Mais la répression a vite rattrapé les organisateurs avec des saisies de matériel.

       Aujourd'hui le mouvement techno des free parties existe toujours, des raves sont toujours organisées par des jeunes passionnés par la musique électronique et par cet espace de liberté que pouvait représenter les rave parties dans les années 90 mais elles sont de plus en plus secrètes et du coup, underground.